Pourquoi ma théorie des cycles économiques est différente
Jo M. Sekimonyo
1/8/20261 min lire
La plupart des théories économiques dominantes expliquent les cycles économiques (récessions, crises, reprises) comme des événements causés par des facteurs extérieurs au système.
Selon ces approches, les crises viendraient de :
chocs économiques (théorie des cycles réels, RBC),
anticipations ou erreurs d’anticipation des agents (Lucas),
rigidités et frictions des marchés (théorie néo-keynésienne),
ou encore de mauvaises décisions de politique économique.
Ces théories expliquent les mouvements de l’économie, mais elles n’expliquent pas pourquoi les crises reviennent sans cesse, même après des décennies de réformes, de politiques monétaires sophistiquées et de modèles toujours plus complexes.
Ce que propose mon cadre théorique (le point de rupture)
Dans mon approche, les cycles économiques ne sont pas des accidents extérieurs.
Ils sont endogènes, c’est-à-dire produits par le fonctionnement normal du système lui-même.
Les cycles sont :
distributionnels : ils viennent de la manière dont la richesse est répartie,
institutionnels : ils sont liés aux règles qui organisent l’économie,
moraux : ils reflètent une rupture de réciprocité entre contribution et partage.
Concrètement, un cycle économique apparaît lorsque :
le surplus économique se concentre entre les mains d’acteurs qui consomment peu,
la demande globale s’affaiblit,
la dette s’étend pour compenser ce manque de demande,
l’endettement franchit des seuils critiques,
la crise éclate non comme une cause, mais comme un symptôme.
La différence essentielle
La crise n’est pas le problème de départ.
Elle est le signal visible d’un déséquilibre structurel profond.
C’est précisément pour cette raison que l’Ethosism n’est pas un traitement des symptômes, mais une réponse à la cause du cycle.
En réorganisant la distribution du surplus et en rétablissant la réciprocité entre participation, responsabilité et partage, l’Ethosism réduit la dépendance à la dette, stabilise la demande et empêche que les crises ne se reproduisent mécaniquement.
Autrement dit, tant que l’on soigne les symptômes, les crises reviennent.
Quand on traite la cause, le cycle perd sa force destructrice.
Jo M. Sekimonyo
Chancelier de l’Université Lumumba. Économiste politique, théoricien, militant des droits humains et écrivain.
